J'arrive bientôt à la moitié de ma liste. Et cette semaine a été particulièrement proléfique.
Il y a d'abord eu mardi, la sortie de Mass Effect 3. Inutile de dire qu'il a été très difficilement pour moi de me contrôler entre les cours, les travaux, le travail, les visites d'appartement et la sœur qui squattait pendant la semaine. Ce n'est plus qu'une question d'heures avant que le point 53. Terminer la trilogie de Mass Effect au complet soit strikée de ma liste. Et le point suivant, 54. Refaire la trilogie de Mass Effect, le sera probablement au courant de l'été.
Arrive mercredi, jour où mon dinosaure d'ancien cellulaire a décidé de faire fuck you je meure. Je me suis donc tournée vers Koodo et suis allée me récupérer un fabuleux Samsung Galaxy Ace. 100. Passer à Android à la fin de mon contrat avec Telus. Bon, ce n'était pas la fin de mon contrat mais comme l'autre a rendu l'âme et que je n'ai pas de ligne résidentielle, il lui fallait un successeur.
Jeudi. Jour important. Jour où ma sœur et moi avons signé notre bail. Un joli 4 1/2 pas trop loin du cégep visité plus tôt pendant la semaine. Franchement mieux que mon précédent appartement. De beaucoup. Il ne suffit donc plus qu'attendre le premier juillet et 88. Définitivement emménager à Québec sera chose faite. Et si les choses se passent bien 64. Reparler à mon père devrait aussi s'arranger. Sans grande surprise, nous n'avons pas eu l'approbation paternelle à l'annonce de la chose. De toute façon, avec lui, c'est impossible d'avoir les félicitations et l'encouragement du premier coup. Mais voilà qu'arrive une surprise inattendue; il semblerait qu'après tout, il soit content, et offre les électroménagers. Grandement apprécié.
L'été sera donc bien occupé et ma liste va se prendre tout un coup de pied au cul.
Vivement le début des vacances.
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25.11.11
L'intimidation, fait vécu
Elle fait la manchette depuis quelque temps. Pourtant, elle n'existe pas depuis hier. Et ne devrait pas être prise à la légère. L'intimidation, physique ou verbale, peut avoir de graves impacts sur la vie d'un individu, surtout lorsque celui-ci en est à une phase cruciale de son développement.
De l'intimidation, j'en ai vécu à l'adolescence. Ce n'était rien de majeur certains vous diront. Je n'ai pas été battue. Je n'ai pas été ridiculisée. Je n'ai pas été traitée en paria. J'ai seulement été surnommée Peter Pan. Par tout le monde. Haut et fort. À travers toute l'école. Du bout d'un couloir au fond de la classe.
Au début, tu fais comme si de rien était. Tu en ris. Mieux vaut en rire qu'en pleurer qu'ils disent. Puis les choses prennent une ampleur inattendue. Tout le monde s'y met. Tu ris jaune. Tu croises des personnes que tu ne connaissent même pas et pourtant, elles te gueulent des Peter Pan par la tête. Tous les jours. Tu ne ris plus.
Rien de majeur je disais.
C'est assez pour te faire perdre ta confiance en toi. C'est assez pour te fermer aux autres. C'est assez pour remettre en question ta situation, ta vie. Ta vie? Quelle vie? Apparemment, tout le monde te déteste. Même ceux qui ne te connaissent pas. Tu penses être assez forte pour passer par dessus ça. Après tout, t'as du caractère, de l'ambition, des rêves... Ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Mais le moment perdure. Tu n'en vois plus la fin. Que faire? Subir? Réagir? Se taire?
Se taire. Parce que tsé, ce n'est rien de majeur et réagir ne ferait que mettre de l'huile sur le feu.
Heureusement, j'en suis sortie vivante. Écorchée au vif à certains moments mais vivante.
J'avoue avoir pensé à la solution finale. Plusieurs fois. Plusieurs plans. Surtout que ma situation familiale n'arrangeait rien. Souris et tait toi. Voilà ce qu'on attend de moi. Si tu as quelque chose à dire, surtout, surtout, tait toi. Cette variable sortie de l'équation, l'effet Peter Pan aurait sans doute été une période beaucoup plus facile à vivre.
Ça peut avoir l'air con, mais dans un sens, c'est internet qui m'a sauvée. J'ai eu la chance d'y rencontrer des personnes qui, même sans le savoir, m'ont supporté tout au long de cette période. Des amis (si vous passez encore ici - j'en doute - je vous en remercie) qui vivaient eux aussi dans cet espace intangible où les idées fusent et la pensée peut suivre son libre cour. Où je pouvais m'évader. Être moi-même. Sans représailles. Et si c'était le cas, delete et on n'en parle plus.
Pour rien au monde je ne retournerais au secondaire. Rien au monde.
De l'intimidation, j'en ai vécu à l'adolescence. Ce n'était rien de majeur certains vous diront. Je n'ai pas été battue. Je n'ai pas été ridiculisée. Je n'ai pas été traitée en paria. J'ai seulement été surnommée Peter Pan. Par tout le monde. Haut et fort. À travers toute l'école. Du bout d'un couloir au fond de la classe.
Au début, tu fais comme si de rien était. Tu en ris. Mieux vaut en rire qu'en pleurer qu'ils disent. Puis les choses prennent une ampleur inattendue. Tout le monde s'y met. Tu ris jaune. Tu croises des personnes que tu ne connaissent même pas et pourtant, elles te gueulent des Peter Pan par la tête. Tous les jours. Tu ne ris plus.
Rien de majeur je disais.
C'est assez pour te faire perdre ta confiance en toi. C'est assez pour te fermer aux autres. C'est assez pour remettre en question ta situation, ta vie. Ta vie? Quelle vie? Apparemment, tout le monde te déteste. Même ceux qui ne te connaissent pas. Tu penses être assez forte pour passer par dessus ça. Après tout, t'as du caractère, de l'ambition, des rêves... Ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Mais le moment perdure. Tu n'en vois plus la fin. Que faire? Subir? Réagir? Se taire?
Se taire. Parce que tsé, ce n'est rien de majeur et réagir ne ferait que mettre de l'huile sur le feu.
Heureusement, j'en suis sortie vivante. Écorchée au vif à certains moments mais vivante.
J'avoue avoir pensé à la solution finale. Plusieurs fois. Plusieurs plans. Surtout que ma situation familiale n'arrangeait rien. Souris et tait toi. Voilà ce qu'on attend de moi. Si tu as quelque chose à dire, surtout, surtout, tait toi. Cette variable sortie de l'équation, l'effet Peter Pan aurait sans doute été une période beaucoup plus facile à vivre.
Ça peut avoir l'air con, mais dans un sens, c'est internet qui m'a sauvée. J'ai eu la chance d'y rencontrer des personnes qui, même sans le savoir, m'ont supporté tout au long de cette période. Des amis (si vous passez encore ici - j'en doute - je vous en remercie) qui vivaient eux aussi dans cet espace intangible où les idées fusent et la pensée peut suivre son libre cour. Où je pouvais m'évader. Être moi-même. Sans représailles. Et si c'était le cas, delete et on n'en parle plus.
Pour rien au monde je ne retournerais au secondaire. Rien au monde.
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